L'article de Libération :" Députés, l'opacité du forfait bloqué"
du 30/05/09 apporte quelques réponses aux questions de mon article précédents. Et c'est Martine Billard, député Verts de Paris qui nous en apprend le plus.
Voici deux extraits :
"Et Martine Billard (Verts, Paris) s’en sert «pour publier Espace Vert, notre journal de circonscription, et aussi pour donner un coup de main à des actions d’associations.»"
"Martine Billard : «Lorsque vous n’êtes plus élu, la permanence vous revient en nom propre. Ce n’est pas moral mais c’est légal !»"
Et l'espoir de voir des députés peu scrupuleux avec l'argent public épinglés s'envole à la lecture des lignes suivantes :
"L’usage de l’IRFM, qui permet donc de régler les dépenses liées à la fonction, est, selon Christophe Caresche, député (PS) de Paris, difficile à vérifier : «Là-dessus, les
contrôles sont assez fictifs. Et la frontière entre les dépenses liées au mandat d’élus et les dépenses personnelles sont poreuses. La seule autorité qui pourrait mettre son nez là-dedans, c’est le
fisc. Mais la séparation des pouvoirs fait que l’administration ne se lance pas volontiers dans de tels contrôles…» La protection des élus empêcherait, selon lui, un scandale à l’anglaise :
«En France, aucune loi ne permet à un journaliste ou à un citoyen de demander des comptes à l’Assemblée nationale. Ça n’existe pas.»"