Débat sur les quotas de boursiers dans les grandes écoles : échec du système éducatif français ?

Publié le par Clipperton

Tout d'abord, on voit bien à quel point le débat politique est rongé par le bipartisme idéologique : le sujet n'est pas traité dans toute sa complexité, on a d'un côté ceux qui défendent le maintien d'une élite intellectuelle et d'un autre les tenants d'un égalitarisme (de façade d'ailleurs..)..


Un tel problème ne peut pas se contenter de réponses simplistes : par exemple si je met en place une filière de boursiers et une filière de non boursiers je risque, en essayant de rééquilibrer la balance, d'en laisser certains sur le bord de la route (les non boursiers n'étant pas dans un milieu spécialement favorisé vont passer le concours normal..) mais on ne peut pas se contenter non plus d'un statu quo !


Tout le monde se concentre sur l'entrée dans les grandes écoles alors que la problématique réelle est l'incapacité du système éducatif français d'offrir une réelle égalité des chances à tous.


Sont visées principalement les épreuves orales des concours : les jeunes venant de milieux défavorisés n'auraient ni la culture générale suffisante ni la maîtrise des langues étrangères.


Bien entendu, être issu d'une famille dans laquelle la politique et les sujets de société rythment les dîners donne un certain avantage, mais l'école ne devrait-elle pas combler ce retard ?


En passant, je ne crois pas qu'on en prenne le chemin quand on supprime l'histoire-géographie en terminale ou quand on n'essaie pas de réformer en profondeur l'apprentissage des langues quand on bâti une réforme du lycée !


Je crois qu'encore une fois, on regarde le problème par le petit bout de la lorgnette : on s'attaque au symptôme au lieu de s'attaquer à la maladie !

Publié dans Politique et Société

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symptomes 10/01/2010 12:17


Très bon débat, merci pour ce partage.
Je suis content de voir que du coté de Nantes ça se remue !
GAEL